Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed fait avancer un programme de réforme constitutionnelle qui, selon les analystes, consoliderait l'autorité exécutive, éloignant potentiellement l'Éthiopie de son système fédéral vers un modèle présidentiel plus centralisé.
Les amendements proposés ajusteraient l'équilibre des pouvoirs entre le gouvernement fédéral et les États régionaux, réduisant potentiellement l'autonomie des administrations régionales à définition ethnique d'Éthiopie. Les critiques soutiennent que la centralisation menace le compromis fédéral essentiel au maintien de la stabilité dans l'une des nations les plus diverses et peuplées d'Afrique.
Les partisans de la réforme soutiennent que l'Éthiopie a besoin d'une gouvernance centrale plus forte pour surmonter les divisions révélées par le conflit du Tigré 2020-2022.
Les opposants politiques et la société civile ont exprimé des inquiétudes concernant la concentration du pouvoir dans l'exécutif. Abiy Ahmed a remporté le prix Nobel de la paix en 2019, mais la guerre du Tigré a considérablement terni son image internationale.
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