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L'Iran lance un ultimatum après des frappes sur ses universités alors que la guerre régionale s'intensifie

📅 Mar 29, 2026⏱ 3 min de lecture💬 0 commentaires

Les tensions au Moyen-Orient ont franchi un nouveau palier après que Téhéran a lancé un ultimatum sévère aux États-Unis, menaçant de frapper en représailles les universités financées par les Américains dans la région. Selon une déclaration des Gardiens de la Révolution, diffusée par l'agence de presse Fars, Washington a jusqu'à lundi pour « condamner » officiellement les récents bombardements contre des établissements d'enseignement iraniens, sous peine de faire face à des conséquences directes.

Les responsables iraniens affirment que l'armée américaine a ciblé l'Université de technologie d'Ispahan et l'Université des sciences et technologies d'Iran à Téhéran. Aucun bilan d'éventuelles victimes de ces frappes présumées n'a été communiqué pour le moment.

Offensive diplomatique à Islamabad et détroit d'Ormuz

Alors que cette guerre sur plusieurs fronts entre dans son deuxième mois, le Pakistan s'est imposé comme un médiateur de premier plan. Partageant une frontière de 900 kilomètres avec l'Iran, Islamabad accueille à partir de ce dimanche un sommet diplomatique de deux jours réunissant les ministres des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, de l'Égypte et de la Turquie, dans le but de négocier une désescalade.

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif s'est récemment entretenu avec le président iranien Massoud Pezechkian, exprimant sa ferme condamnation des frappes israéliennes continues contre l'Iran, tout en soulignant ses efforts pour instaurer un dialogue entre les États-Unis, les pays du Golfe et le monde islamique.

Dans une mesure notable visant à restaurer la confiance, Téhéran a légèrement assoupli son blocus de facto du détroit d'Ormuz. Ce blocage, en place depuis le début des opérations américaines et israéliennes le 28 février, a provoqué une flambée des prix mondiaux de l'énergie. Le vice-Premier ministre et ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, a annoncé que l'Iran avait accepté d'autoriser 20 navires supplémentaires battant pavillon pakistanais à transiter par ce point de passage maritime critique, à raison de deux navires par jour.

Stratégie américaine et éventualité de troupes au sol

À Washington, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a évoqué un calendrier pour le conflit, suggérant que les opérations militaires en Iran pourraient s'achever en « quelques semaines, et non en mois ». Bien que M. Rubio ait souligné que les objectifs américains pourraient probablement être atteints sans déployer de forces terrestres, il a refusé d'exclure catégoriquement cette option.

Corroborant cette position, le Washington Post a rapporté, en citant des responsables américains, que le Pentagone a préparé des plans d'urgence pour des opérations terrestres limitées en Iran. Ces plans impliqueraient des déploiements combinés d'infanterie régulière et de forces spéciales, plutôt qu'une invasion à grande échelle.

Débordement régional : pays du Golfe et mer Rouge

Le conflit continue d'impacter lourdement les pays du Golfe voisins. Aux Émirats arabes unis, une attaque iranienne de missiles et de drones a causé de graves dommages à une usine métallurgique dans la zone industrielle d'Abou Dabi, faisant un nombre indéterminé de blessés parmi les employés. De son côté, le Qatar a rapporté avoir intercepté avec succès samedi plusieurs drones lancés depuis l'Iran.

Les menaces maritimes persistent également sur le front ouest. La mission navale de l'UE « Aspides » a émis de nouveaux avertissements concernant de potentielles attaques de la milice yéménite pro-iranienne des Houthis contre la navigation commerciale en mer Rouge et dans l'est du golfe d'Aden. La menace continue des Houthis a été confirmée samedi lorsque l'armée israélienne a annoncé l'interception réussie d'un drone et d'un missile de croisière tirés par le groupe rebelle.

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