L'Italie enquête sur un possible rôle de la Russie dans les manifestations de masse, selon Bloomberg
Des responsables italiens tentent d'établir si des forces extérieures, dont la Russie, ont participé aux manifestations de grande ampleur accompagnées d'affrontements, a rapporté Bloomberg, citant des personnes au fait du dossier.
Selon les sources, le gouvernement italien a demandé des informations sur le rôle éventuel que des provocateurs étrangers, notamment russes, auraient pu jouer dans les manifestations qui ont balayé les villes européennes ces dernières semaines.
L'accusation de « guerre hybride »
Le ministre italien de la Défense, Guido Crosetto, avait déclaré plus tôt que les troubles qui ont éclaté à Milan et dans d'autres régions du pays durant le week-end étaient le résultat d'une « guerre hybride » contre l'Occident.
Le 17 octobre, des manifestations antigouvernementales se sont propagées dans les grandes villes d'Italie. Elles ont été organisées sur le modèle de manifestations plus importantes en France, qui, lors d'une « mobilisation sociale » annoncée au préalable, ont dégénéré en affrontements avec la police, violences et pillages. Le dimanche 18 octobre, la police italienne a interpellé plus de 200 personnes lors de la deuxième journée de manifestations à Milan. Plusieurs centaines de soldats doivent désormais être déployés à Milan pour renforcer la sécurité. Les médias ont rapporté que lors d'une réunion d'urgence du gouvernement, la possibilité d'instaurer un couvre-feu avait notamment été évoquée.
