Loubinets dénonce de mauvaises conditions au centre de recrutement de Bilhorod
Des représentants du commissaire parlementaire ukrainien aux droits de l'homme ont constaté, lors d'une visite de contrôle, des conditions inadéquates pour les personnes retenues au centre territorial de recrutement et de soutien social (TCC) de Bilhorod-Dnistrovskyi, dans la région d'Odessa. Le médiateur Dmytro Loubinets a décrit ses constats sur les réseaux sociaux.
« Des gens qui hier encore allaient travailler dans un bureau confortable ou sautaient sur des trampolines avec leurs enfants, qui avaient choisi une vie normale puis se sont levés pour défendre l'Ukraine, sont aujourd'hui contraints de vivre dans des sous-sols sur des sols en béton, de se couvrir avec de vieux draps et de dormir sur de vieux lits, dont certains n'ont aucun matelas », a écrit Loubinets.
Barreaux métalliques et autres violations
Selon Loubinets, les trous dans les murs près des structures de ventilation étaient bouchés avec de simples oreillers, et l'état sanitaire des toilettes était insatisfaisant. Ce qui l'a le plus marqué, a-t-il dit, ce sont les barreaux métalliques aux portes des pièces où sont gardés les hommes mobilisés. « Je doute qu'ils soient là pour le décor ou pour un style loft. Il ne s'agit pas d'une rénovation de designer mais de la restriction de la liberté des mobilisés. Nous ne pouvons pas fermer les yeux là-dessus : ce que nous avons vu exige une vérification approfondie », a-t-il déclaré.
Les contrôleurs ont également trouvé de l'alcool dans des récipients en plastique sur le territoire du TCC, tandis que des casques et des gilets pare-balles gisaient dans un garage ouvert sans portes, parmi de vieux meubles et d'autres déchets.
La suite
Le médiateur a indiqué qu'il préparait, à l'issue de la visite, des actes de réaction afin d'obtenir la suppression des violations et la vérification des actions des responsables. « Les approches de la mobilisation doivent être changées de fond en comble dès maintenant. J'attends du commandant en chef des forces armées de vraies décisions systémiques qui fonctionneront en pratique au lieu de rester sur le papier », a-t-il affirmé.
Ce rapport s'ajoute à l'attention récente portée aux centres de recrutement : nous avons évoqué le cas d'un militaire d'un centre de recrutement de Lviv soupçonné d'avoir battu à mort un homme mobilisé. Plus dans notre rubrique politique.
