Environ 60 000 migrants ont traversé la frontière du Maroc vers l'enclave espagnole de Ceuta en quelques jours seulement, déclenchant une grave crise politique et humanitaire à la frontière méridionale de l'Europe. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a accusé des réseaux organisés de passeurs d'avoir orchestré ce franchissement massif, le qualifiant d'attaque contre l'intégrité territoriale de l'Espagne.
Les autorités espagnoles ont déployé des renforts de sécurité aux frontières à Ceuta et ont commencé à traiter les arrivants. Des responsables ont indiqué que la plupart des migrants étaient retournés au Maroc le vendredi soir, mais l'ampleur du franchissement — l'un des plus importants jamais enregistrés à la frontière extérieure de l'UE — a provoqué une onde de choc dans les capitales européennes.
L'Italie a répondu à la crise en annonçant la suspension de son accord Schengen sur la libre circulation avec l'Espagne, une décision qui souligne les tensions croissantes au sein de l'UE sur la gestion des migrations.
La crise de Ceuta a relancé les débats dans toute l'UE sur l'adéquation des contrôles aux frontières extérieures et la répartition des responsabilités entre les États membres. Plusieurs gouvernements ont réclamé des discussions d'urgence au niveau européen, tandis que d'autres ont critiqué l'Espagne pour avoir prétendument échoué à prévenir des traversées d'une telle ampleur.
Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience. Politique de confidentialité