Que fait le chef d'un pays attaqué, dépendant des livraisons d'armes américaines, lorsqu'il entend une déclaration tonitruante du président américain qui l'a manifestement pris par surprise? Il publie sa propre déclaration — assez prudente pour ne pas contrarier le puissant allié.
C'est ce qu'a fait le président ukrainien Volodymyr Zelensky après que Donald Trump a annoncé dimanche que la Russie et l'Ukraine avaient convenu de cesser de frapper mutuellement leurs infrastructures énergétiques. Dans son discours vidéo du soir, Zelensky a qualifié la proposition de «convaincante» — sans en confirmer la teneur. Il a dit que l'Ukraine était prête à «soutenir la désescalade» si les partenaires américains garantissaient la «volonté honnête et durable» de Moscou.
Trump avait mis en cause le conflit Ukraine-Russie — non la guerre contre l'Iran ni le blocus du détroit d'Ormuz — pour expliquer la pénurie de diesel aux États-Unis et des prix dépassant pour la première fois six dollars le gallon. La Russie n'a d'abord pas réagi, puis a qualifié l'idée de «bonne». Mardi matin, des forces russes ont attaqué Kyiv avec des drones, frappant une station-service; au moins une personne a été blessée. À Zaporijjia, un drone a tué une personne. L'Ukraine a frappé une raffinerie dans la région de Samara et un entrepôt du détaillant Ozon à Taganrog. Dans la guerre d'Ukraine, la vieille leçon tient toujours: les déclarations sont du papier; les attaques sont la réalité.
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