
Ratko Mladic, le commandant militaire serbe de Bosnie condamné pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, est mort dans le centre de détention des Nations Unies à La Haye à l’âge de 84 ans. Le Tribunal pénal international l’avait condamné à la réclusion à perpétuité en 2017 pour les atrocités commises durant les guerres en ex-Yougoslavie entre 1992 et 1995.
Surnommé le Boucher de Bosnie, Mladic commandait les forces serbes de Bosnie lors d’un conflit marqué par des campagnes systématiques d’épuration ethnique en Bosnie-Herzégovine. Ses troupes ont assiégé Sarajevo pendant près de quatre ans, causant la mort de plus de 10.000 civils. Le crime le plus grave qui lui est imputé est le massacre de Srebrenica en 1995, au cours duquel environ 8.000 hommes et garçons bosniaques ont été tués, un acte qualifié de génocide par le tribunal.
Après la guerre, Mladic a échappé à la justice pendant 16 ans avant d’être retrouvé dans un village de Serbie en 2011. Sa condamnation à perpétuité a été confirmée en appel en 2021. En mai 2026, un tribunal de l’ONU a rejeté une dernière demande de libération. Le leader séparatiste serbe de Bosnie Milorad Dodik l’a décrit comme quelqu’un respecté par le peuple serbe, tandis que les survivants ont souligné que sa mort ne clôture pas le chapitre de la justice.
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