L'essor du football féminin masque des salaires de misère et une crise de santé mentale
Le football féminin est à l'aube d'une percée commerciale majeure : les revenus devraient dépasser le milliard de dollars pour la première fois en 2027, grâce à la Coupe du monde féminine au Brésil. Mais un nouveau rapport de la FIFPRO, le syndicat mondial des joueuses, révèle que la richesse générée au sommet ne bénéficie pas à la plupart des joueuses professionnelles.
Le salaire mensuel moyen mondial des footballeuses professionnelles s'élève à seulement 2 600 dollars (environ 2 322 euros), un chiffre qui masque des disparités régionales encore plus prononcées. En Europe de l'Est, le salaire mensuel moyen est d'environ 785 euros ; en Afrique, environ 385 euros. L'Amérique du Nord reste l'exception, avec une moyenne de 5 360 euros par mois.
Seules 66 % des footballeuses professionnelles sont payées 12 mois par an. La durée moyenne des contrats n'est que de 1,6 an. 49 % des joueuses interrogées ont envisagé une retraite anticipée, et 46 % d'entre elles citent la santé mentale comme raison principale.
