🗞🔖👤
Migrants in Ceuta receiving aid as EU debates its new asylum pact

Ceuta teste le nouveau pacte d'asile de l'UE

📅 Aug 4, 2026⏱ 2 min de lecture💬 0 commentaires

L'enclave espagnole de Ceuta se retrouve au cœur de la crise migratoire la plus grave en Europe depuis plusieurs années. Selon les autorités espagnoles, environ 72 000 personnes ont franchi irrégulièrement la frontière depuis le Maroc vers Ceuta en une seule semaine ; au moins 75 d'entre elles ont perdu la vie. Quelque 70 000 sont depuis retournées au Maroc, même si les chiffres restent difficiles à vérifier entièrement.

L'UE se solidarise avec l'Espagne

Les ministres de l'Intérieur de l'UE ont tenu mardi une vidéoconférence extraordinaire pour coordonner leur réponse. Le commissaire européen Magnus Brunner a déclaré : « Il y a eu une pleine solidarité avec l'Espagne. » Le ministre français Laurent Nuñez a ajouté que tous les États membres avaient salué la gestion de crise de Madrid et sa coopération avec le Maroc.

Les jours précédents, l'Italie, le Danemark et la Finlande avaient brièvement menacé de suspendre la coopération Schengen avec l'Espagne, accusant Madrid de ne pas protéger suffisamment les frontières extérieures de l'UE.

Frontex renforcé, passeurs poursuivis

Les ministres ont convenu de renforcer l'agence Frontex et d'intensifier les poursuites contre les réseaux de passeurs. La France a d'ores et déjà déployé cinq unités mobiles aux 37 postes-frontières pyrénéens, avec 186 membres supplémentaires d'une unité d'intervention rapide.

L'expert en migrations Gerald Knaus a mis en garde contre des interprétations hâtives : « Nous avons une crise politique. Mais elle n'est pas comparable à 2015. La plupart des personnes qui ont franchi la frontière étaient de jeunes Marocains — il ne s'agit pas d'une montée soudaine de la pression structurelle liée à un grand mouvement de fuite. »

Le pacte d'asile mis à l'épreuve

La crise survient quelques semaines seulement après l'entrée en vigueur du nouveau Pacte sur la migration et l'asile de l'UE en juin. Les ministres ont insisté sur le fait que ce cadre n'était pas remis en cause. Knaus, lui, a qualifié les contrôles frontaliers renforcés de « théâtre » : « Ils n'arrêtent personne. »

Discussion 0

Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience. Politique de confidentialité