Le «Brandmauer» de Friedrich Merz — un pare-feu empêchant toute coopération parlementaire entre son bloc CDU/CSU et l'AfD d'extrême droite — montre des signes de tension après des mois de pression gouvernementale et de débats sur la politique migratoire en Allemagne.
Plusieurs parlementaires CDU de premier plan ont discrètement laissé entendre qu'ils n'excluraient pas de soutenir certaines motions rejoignant les positions de l'AfD, notamment sur les questions de migration et de sécurité aux frontières. Cela a déclenché un vif débat interne au sein du bloc conservateur sur la viabilité de l'engagement de non-coopération.
Merz a publiquement maintenu le pare-feu, insistant sur sa nécessité morale et politique pour éviter la normalisation de la politique d'extrême droite. Mais des critiques au sein de son propre parti font valoir qu'un refus absolu de coopérer, quel que soit le sujet, équivaut à une rigidité politique nuisant à la gouvernance.
L'AfD, actuellement deuxième dans les sondages nationaux, a saisi les divisions internes de la CDU pour affirmer que le Brandmauer s'effrite déjà. Des analystes politiques notent que même des fissures symboliques dans la politique du pare-feu pourraient avoir des conséquences importantes sur le paysage politique allemand.
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