
La vice-présidente de la Commission européenne Teresa Ribera présentera mercredi prochain un Affordable Housing Act visant à harmoniser les règles européennes sur les plateformes de location de courte durée comme Airbnb. Cette initiative fait suite aux mesures prises unilatéralement par Paris, Barcelone et Venise contre les locations touristiques, et à l'alerte lancée en août par la fédération européenne de services sociaux Eurodiaconia sur la crise du logement.
Le modèle initial d'Airbnb était simple: propriétaires ou locataires louaient une ou deux pièces pour arrondir leurs fins de mois. Ce modèle s'est vite étendu: les propriétaires ont commencé à proposer des logements entiers, plus rentables qu'une location longue durée. Résultat: une offre de logements en baisse dans les hauts lieux touristiques comme Prague, Florence ou Berlin. À Miami, un immeuble de 643 appartements a 85% de ses unités détenues par des investisseurs qui les louent via Airbnb; la ville a ordonné fin août l'arrêt immédiat des locations illégales.
Le projet définit les conditions justifiant des restrictions, notamment le ratio prix/revenus. Les mesures proposées incluent des plafonds de location et des protections pour les locataires. Le lobby CCIA, représentant Airbnb, a mis en garde contre des restrictions disproportionnées. La loi devra encore être approuvée par les États membres et le Parlement européen.
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