La Cour suprême de Corée du Sud confirme la peine de 7 ans de prison pour Yoon
La Cour suprême de Corée du Sud a confirmé jeudi de façon définitive la peine de sept ans d'emprisonnement contre l'ex-président Yoon Suk Yeol pour avoir brièvement imposé la loi martiale en décembre 2024 — un séisme politique qui a plongé le pays dans des semaines de crise.
Ce jugement est définitif. Yoon, toujours détenu, n'assistait pas à l'audience.
Les chefs d'inculpation
Le tribunal a confirmé que Yoon avait violé le droit des membres du cabinet à délibérer, falsifié la proclamation officielle de la loi martiale, puis détruit le document, et mobilisé illégalement son service de protection pour empêcher son arrestation après sa destitution.
La crise de la loi martiale
La loi martiale déclarée le 3 décembre 2024 n'a duré que quelques heures avant que l'Assemblée nationale ne vote pour l'abroger. La Cour constitutionnelle a destitué Yoon en avril 2025. Son rival libéral Lee Jae Myung a remporté les élections anticipées en juin 2025.
Autres procédures
Outre cette condamnation à sept ans, Yoon a été condamné à 30 ans dans une autre affaire et à la réclusion à perpétuité pour rébellion, jugement qu'il a également contesté.
