Le président de transition syrien Ahmed al-Charaa a salué l’annonce de Washington dans un discours à Damas, déclarant que son pays effaçait ainsi une tache sombre et arrachait une page douloureuse de son passé. Il a remercié le président américain Donald Trump et tous les États amis et solidaires.
Les États-Unis avaient inscrit la Syrie sur leur liste des États sponsors du terrorisme en 1979, mesure qui avait longtemps découragé banques et investisseurs. Bien que Washington ait déjà levé de larges sanctions contre la Syrie en juillet 2025 à la suite de la chute du régime de Bachar al-Assad en décembre 2024, la désignation sur la liste terroriste demeurait un obstacle aux partenariats économiques.
Simultanément, l’administration Trump a retiré la milice islamiste HTS, que dirigeait al-Charaa et qui avait renversé le régime Assad avec des combattants alliés, de sa liste des organisations terroristes mondiales.
La Turquie, alliée clé du gouvernement de transition syrien, a salué la décision américaine. Le ministre syrien des Finances Mohammed Barnieh a qualifié l’événement de succès historique pour la diplomatie syrienne et d’ouverture d’une porte importante et longtemps attendue vers l’intégration dans le système financier mondial. L’intérêt des entreprises étrangères avait déjà progressé : Barnieh a rencontré des représentants de Bank of America ce mois-ci, et Mastercard coopère avec le groupe QNB et la banque centrale syrienne pour préparer l’infrastructure des paiements internationaux par carte.
Après près de 14 ans de guerre civile, la Syrie fait face à un immense chantier de reconstruction. Cuba, la Corée du Nord et l’Iran demeurent les seuls pays inscrits sur la liste américaine des sponsors du terrorisme.
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