Le président américain Donald Trump a annoncé mercredi son intention de rencontrer personnellement le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un avant la fin de l'année. Cette déclaration est intervenue alors que des exercices militaires conjoints américano-sud-coréens se déroulaient — exercices que Trump a ensuite ordonnés écourtés de six jours.
Kim Yo Jong — sœur de Kim Jong Un et l'une des figures les plus puissantes du régime — a répondu sans délai en affirmant que la Corée du Nord n'avait aucune connaissance de contacts diplomatiques prévus. Au lendemain de l'annonce de Trump, la Corée du Nord a tiré une dizaine de missiles balistiques à courte portée dans la mer, au large de sa côte est, selon l'armée sud-coréenne.
Kim Yo Jong a qualifié la décision de Trump de réduire la durée des exercices d'indigne de tout commentaire et a raillé la Corée du Sud en la traitant de marionnette. Selon les médias, Pyongyang n'accepterait qu'une annulation complète comme geste de bonne volonté. Les experts soulignent que la Corée du Nord est désormais en position de négociation plus forte — Kim Jong Un avait été humilié à Hanoï en 2019 et exigera des garanties bien plus solides avant tout sommet.
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