Les réserves ukrainiennes de missiles AIM-120 et AIM-9, utilisés par les F-16 pour intercepter les missiles de croisière russes et les nouveaux drones à réaction, sont presque épuisées, selon The Economist.
La pénurie est liée à la montée en cadence de la production russe de drones Geran-4 et Geran-5, qui volent à plus de 600 km/h. Les usines russes en produisent environ 3 000 par mois; les moteurs turbofan proviennent principalement de Chine ou sont fabriqués en Russie sur des imprimantes 3D occidentales introduites clandestinement.
La pénurie dépasse les munitions F-16: les intercepteurs PAC-3 pour les systèmes Patriot sont eux aussi presque à bout. De nouvelles livraisons massives depuis les États-Unis sont peu probables, les stocks américains étant très sollicités par la guerre contre l'Iran. Par ailleurs, la Russie a porté sa production de missiles balistiques à environ 100 par mois.
Quelques batteries SAMP/T franco-italiennes avec missiles Aster devraient être transférées à l'Ukraine d'ici fin 2026, avec huit systèmes SAMP/T NG prévus pour 2027. L'Aster coûte moins de la moitié du PAC-3 et, selon des sources militaires françaises, l'égale voire le dépasse dans certains scénarios.
L'ambition la plus grande reste le programme commun Freyja, qui vise à doter l'Ukraine d'un intercepteur basé sur le missile FP-7, intégrant capteurs et systèmes de guidage de douze industriels européens — Thales, Leonardo, Diehl, Saab — aux standards OTAN.
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