
Le parti ZANU-PF au pouvoir au Zimbabwe a fait adopter un vaste amendement constitutionnel le 18 juin, avec 216 voix contre 42 à la chambre basse, bien au-delà du seuil des deux tiers. La loi prolonge le mandat présidentiel de cinq à sept ans et propose d'abolir les élections présidentielles directes à partir de 2030.
Le président Emmerson Mnangagwa, 83 ans, verrait son mandat prolongé jusqu'en 2030. Les critiques estiment que cela consolide son pouvoir et retire aux citoyens le droit de vote direct.
Le projet passe au Sénat, où son adoption est largement attendue. La nécessité d'un référendum reste disputée.
Les partis d'opposition ont condamné le vote comme une "atteinte à la démocratie". Le MDC l'a qualifié de "coup d'État constitutionnel".
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