Le ministère fédéral de la Famille a approché 23 grandes organisations caritatives pour évaluer les capacités qu'elles pourraient offrir si le service civil obligatoire était réintroduit — une étape significative dans les préparatifs qui reflète le débat sécuritaire intense à Berlin.
L'Allemagne a aboli à la fois le service militaire obligatoire et le Zivildienst (service civil) en 2011. Cependant, ni l'un ni l'autre n'a été supprimé de la Constitution — le Parlement peut donc les réactiver par une loi ordinaire. Le chancelier Friedrich Merz a fixé un objectif ambitieux : porter la Bundeswehr de 185 000 à au moins 260 000 soldats d'ici 2030, pour honorer les engagements envers l'OTAN et faire de l'Allemagne l'armée conventionnelle la plus puissante d'Europe.
Un nouveau modèle de Wehrdienst volontaire est entré en vigueur début 2026, obligeant tous les hommes de 18 ans à remplir un questionnaire sur leur volonté de servir. Mais seulement environ 530 jeunes ont effectivement rejoint le service — bien moins que nécessaire.
Le ministère de la Famille, dirigé par la ministre CDU Karin Prien, a confirmé que 22 des 23 organisations sondées ont indiqué pouvoir accueillir des civils si le Zivildienst était rétabli. Mais les associations caritatives mettent en garde contre de faux espoirs.
«Nous souhaitons en priorité une amélioration des conditions du service volontaire — et il y a encore beaucoup de marge de progression.» — Eva Maria Welskop-Deffaa, présidente du Caritasverband allemand
Die Linke s'oppose à ce que l'État dicte à des jeunes comment passer une année de leur vie. Le ministère présentera ses plans formels pour le Zivildienst à la rentrée.
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